À la rencontre de Caroline Letang

À la rencontre de Caroline Letang

DISCUTONS: Cette nouvelle section a comme but d’échanger avec des professionnels (des artisans, des gastronomes, des cuisiniers, des nutritionnistes, etc.) pour mieux comprendre le milieu alimentaire actuel.

– Artisanal, local & phénoménal! –

Sans le savoir, vous connaissez peut-être un artisan que vous encouragez déjà! L’achat local c’est important. Non seulement parce que ça fait rouler l’économie, mais en plus on encourage des gens d’ici.

Est-ce toujours facile d’acheter 100% local? Pas nécessairement. À mon avis, je crois que c’est assez difficile de la faire à 100% du temps. Je crois que cela demeure des choix personnels et qu’il y a de la place pour les découvertes d’ailleurs également. (Je ne peux personnellement pas vivre sans café, agrumes, chocolat, etc.)

Donc, la première invitée:

Caroline Letang, artisane du cuir – créatrice

DSC_05081. Quand et comment as-tu commencé ton entreprise artisanale?

Mon atelier a ouvert en janvier 2017, mais j’ai débuté un an avant cela (études pour la transformation du cuir – principalement autodidacte).

L’entreprise pour laquelle je travaillais a fait faillite, alors je me suis retrouvée sans emploi. J’avais donc du temps, une formation en mode et des connaissances avec les patrons. Mon copain Jonathan m’a fortement encouragé à réaliser un premier projet de cuir pour les cuisiniers: une gaine de couteaux.

J’ai donc offert cela à Jonathan et il a par la suite publié une photo sur Facebook. Ça a démarré à partir de ce moment-là! (L’expression « une photo vaut mille mots » prend tout son sens dans ce cas-ci! 📸)

DSC_05112. Ton entreprise fonctionne donc principalement avec le bouche à oreilles?

Oui, au début c’était surtout cela. Il y a eu plusieurs demandes. J’ai aussi eu la chance d’avoir Guillaume de chez l’émouleur qui m’a pris sous son aile et qui a véritablement ouvert le réseau des cuisiniers. (Il vend ses produits à sa boutique).

Depuis ce temps, quelques autres items ce sont ajoutés: tabliers (adultes et enfants), étuis à crayons, sacs, etc. Il y a toujours place pour des commandes sur mesure aussi.

J’ai aussi commencé à vendre sur Etsy, ce qui m’a ouvert les portes pour des ventes à l’échelle mondiale (France, Allemagne, Australie, États-Unis, etc).

(En passant, si vous parlez seulement allemand…pas de trouble, car elle se débrouille pour vous aider quand même! Vive google translate! 😁)

3. Quel est ton item le plus populaire?

Au début c’était les gaines de couteaux, vraiment c’était complètement fou! 😯

Maintenant, ce serait plus les tabliers, car ils sont plus renouvelables. Les restaurants se sont mis à me contacter pour des commandes spéciales (plus grandes quantités).00220

4. Par curiosité, quels sont tes clients les plus mémorables?

Ouf! Pas facile comme question ça Laurence… (😈hihihi)

Les premiers pour les tabliers furent: les miels d’Anicet.

De très bons clients et amis: le restaurant Candide.

Il y a aussi eu entre autres: Tirradito (tabliers de cuir – Montréal)Food Chain (Montréal), Provisions, Auberge Saint-Antoine (Québec), à l’étranger aussi… une demande récente pour un restaurant qui va ouvrir à Brooklyn (États-Unis)!

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Gauche à droite: William Provençal-Levesque et Benoît Lenglet, des clients fiers

5. En général tu passes combien de temps par pièce?

La gaine de couteaux une bonne journée (8 à 10 heures en moyenne, mais dépend du cuir – étapes à suivre et temps à respecter). Le tablier me prend environ une heure, donc je peux en faire environ une quinzaine dans une journée de travail.

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note: Les outils de William ne sont pas à vendre…

6. Comment as-tu développé ton esprit créatif (inspirations)?

Je te dirais que ça vient comme ça. Je vais faire des recherches avant de faire mes patrons. Par exemple, pour la gaine de couteaux, j’ai regardé plusieurs anciens étuis de mon copain et puis de là, j’ai élaboré mon propre design selon le format idéal (pas été au hasard, tout a été calculé).

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7. Que penses-tu de l’entrepreneuriat au Québec?

J’ai l’impression que ça se développe beaucoup. C’est quand même accessible et la clientèle est là aussi. Je crois que lorsqu’il est intéressé, le client préfèrera encourager quelque chose de vendu ici plutôt que quelque chose provenant d’ailleurs.

8. Est-ce que tu recommanderais des livres ou des écoles pour des gens qui voudraient s’initier à l’artisanat de cuir?

Sincèrement j’ai trouvé beaucoup d’informations sur Internet. De nos jours, c’est vraiment un bon outil. C’est facile de trouver. Après, je me suis acheté des livres, mais c’est plus technique. Pour commencer, je recommande vraiment de regarder sur le Web.

Ressources

Bon, je n’étais pas capable de m’en empêcher, une mini recherche pour les intéressés…

École (Montréal): Centre des métiers du cuir de Montréal (DEC)

Livres pertinents:

  • Collectif CTC (2015). « Les indispensables du CTC : Dictionnaire technique de la maroquinerie », CTC, 3e édition, 272p.
  • Gärtner, M. (2016) « Le cuir: une matière noble à travailler en toute simplicité », les éditions de saxe, 128p.
  • Peyre, J.-L. & Rivard, R. (2010). « Art et techniques du cuir », Éditions Vial, 240 p.

 

ViréeAteliers2018.pngCe n’est pas tout! Vous pouvez aller visiter l’atelier lors de l’évènement de la virée des ateliers 2018. L’évènement aura lieu du 3-6 mai 2018 (2065 rue Parthenais).

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Restez à l’affût, nouvel

DSC_0510article à chaque semaine! Woah!

Salut là,

Lau xx

 

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